La charte éthique du Grand Festival de Cabourg (page de mémoire)

Le Grand Festival de Cabourg avait publié sur son site, dès les années Joomla, une charte en dix points qui expliquait l’esprit du rendez-vous mieux qu’aucun argumentaire commercial. Ce texte n’a quasiment pas bougé entre la version de 2013 et celle de 2015 : c’est le socle qui a tenu vingt ans.

Page de mémoire. Le texte ci-dessous reprend, reformulé, la charte éthique publiée par les organisateurs du festival sur leur ancien site. Ce site n’est affilié ni à l’association ReCréer, ni aux personnes qui ont rédigé cette charte à l’époque.

Les dix principes de la charte

Le festival se présentait avant tout comme un lieu de rencontre, où chacun venait s’enrichir de la différence de l’autre, dans un espace pensé pour l’écoute active plutôt que pour le débat d’idées. L’objectif affiché n’était pas de trancher, mais de faire cohabiter dans la même salle des penseurs aux approches parfois opposées, du moment qu’ils se retrouvaient sur l’essentiel : « une autre façon d’aimer ».

La charte insistait sur la mise en pratique plutôt que sur l’adhésion à une école, un maître ou une doctrine. Elle posait aussi une idée simple, presque une ligne de conduite : chaque personne est créatrice de sa relation à elle-même, à l’autre et au monde, et donc responsable, à sa mesure, de l’ensemble. Ce principe reliait le thème de l’amour de soi au thème plus large de l’amour du vivant, jusqu’aux relations internationales, sans que cela sonne comme une profession de foi.

Trois points concrets encadraient le déroulement des journées : les intervenants étaient invités à s’exprimer dans le respect de la liberté de chacun, sans prosélytisme pour un mouvement particulier ; aucune distribution de tracts ni proposition de stage n’était tolérée aux abords de l’événement ; et malgré la gravité de certains sujets abordés (deuil, rupture, reconstruction), la charte rappelait que le festival restait, par nature, un moment de joie.

Pourquoi cette charte comptait

Sur un sujet aussi vaste que « l’amour », sans autre cadre, un festival peut vite dériver vers le prêche ou la coach académie déguisée. La charte servait de garde-fou : elle expliquait aux festivaliers, avant même la première conférence, qu’ils ne trouveraient ni gourou ni méthode unique, mais une pluralité de voix reliées par une intention commune. C’est aussi ce qui explique la diversité du plateau au fil des éditions, entre psychanalystes, romanciers, médecins et philosophes, recensés sur la page les invités du festival.

Pour resituer cette charte dans son contexte, l’histoire complète du festival est racontée sur la page le Grand Festival de Cabourg, et le déroulé concret des journées sur la page le programme des éditions.